"Dans cet espace protégé, le photographe peut être un intrus, un spectateur indésirable. Jean-François Joly a dû prendre du temps. Tout le temps. Avant de regarder, il lui a fallu écouter, rassurer les soignants et les soignés, entendre Xavier Emmanuelli. Défendre sa cause face à l'image que l'on prête aux photographes, démontrer jour après jour que sa démarche était aussi une rencontre et une expérience sur lui-même et qu'il n'avait d'autre prétention que de réaliser des photographies, des portraits de ces gens qui se cotoient quotidiennement dans une complicité inhabituelle. Hors du reste du monde. (...)